Génèse

Un peu d’histoire & d’explications sur la naissance de ce projet

"Pour moi, c'est un projet qui a du sens."
Gérôme
Inventeur du système

Vous l’aurez peut-être remarqué si vous êtes un(e) automobiliste, un(e) utilisateur(trice) d’un vélo, d’une trottinette ou un(e) simple piéton(ne) : les trottoirs, les pistes cyclables et les routes dans les villes, en particulier, sont devenues très dangereuses. 

C’est un défi quotidien d’utiliser un transport dans Paris. C’est aussi valable dans n’importe quelle ville en France, bien sûr. Et cette situation se complique encore pour les personnes en situation de handicap(s) invisible(s).

Depuis plusieurs mois et l’arrivée dans les villes de nombreux loueurs de trottinettes en free-floating, se déplacer est devenu très dangereux.

Personnellement, pour des raisons de sécurité (je suis en situation de handicap avec des handicaps moteurs invisibles qui m’obligent à me déplacer soit avec une canne, soit avec une trottinette car mon équilibre est précaire), je n’utilise pas les routes et très peu les pistes cyclables, qui sont un peu des autoroutes pour les vélos.

Au final, pour moi, le plus sûr reste de me déplacer à une allure piéton (3 à 5Km/h sur les trottoirs), en prenant beaucoup de précautions. Ce qui de toute façon est très TRES mal vu par les piétons et piétonnes, ce que je peux comprendre. J’ai souvent entendu :   » C’est interdit aux trottinettes, les trottoirs  »  » Vous n’avez rien à faire là  »    » Dégagez !  » .

Je passe sur les invectives et les noms d’oiseaux…

Cela devenait tellement compliqué et lassé de me justifier en permanence, que j’ai réfléchi. Beaucoup.

Possédant une carte d’invalidité pour ma pathologie, j’ai alors pensé que je

 

 

 

pourrais créer quelque chose de lumineux, qui pourrait se monter sur ma trottinette et ainsi prévenir les gens que j’avais un problème de handicap…

Après de longues réflexions, j’en suis arrivé à penser qu’un  » sigle  » lumineux qui indiquerait mon handicap, serait sûrement le meilleur moyen d’y parvenir : HandyLight était né. Enfin.. dans ma tête seulement.

Plusieurs jours plus tard, et après avoir rassemblé tout ce qu’il me fallait pour le fabriquer, je me mettais au travail. Un travail manuel et + précis que je ne l’imaginais.

Une fois que j’ai construit mon prototype, je l’ai utilisé très rapidement et j’ai pu constater, de façon très claire, que les personnes que je croisais, non seulement regardaient quasi immédiatement le symbole et faisaient attention dans la foulée. Je ne dis pas que ça concerne tout le monde, mais une grande majorité.

J’ai même été surpris de voir que des voitures s’arrêtaient à un passage piéton pour me laisser traverser !! Ce qui n’arrivait, bien sûr, jamais avant cela. En fait, une forme de bienveillance s’opère et les gens sont beaucoup plus compréhensifs.

Ils voient, savent ou imaginent qu’il y a un problème. et ils font donc attention (dans la plupart du temps). Et ça change vraiment TOUT.

Je n’avais pas prévu de « faire fabriquer » ou « vendre » cet objet, mais après plusieurs remarques sur sa pertinence, j’ai décidé de passer à l’acte 😉

Et puis objectivement, je suis convaincu que ça pourra venir en aide à pas mal de personnes.

 

Un choix

J’ai conscience que toutes les personnes touchées par un handicap ne sont pas forcément prêtes à « afficher » leur état en public et ça se comprend parfaitement.

D’ailleurs, il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas « d’afficher » son handicap, mais bien de signaler, alerter, prévenir pour la sécurité entre autre.

C’est un libre choix et il était plus que nécessaire d’en avoir un, choix.

De plus, le badge s’utilise de façon ponctuelle : au besoin. L’idée n’est pas de montrer sa situation de handicap en permanence.

Visibilité & sécurité ​

Créé pour alerter et prévenir les personnes autour de vous lors de vos déplacements, que vous avez un problème lié à un handicap invisible.

Les chiffres du handicap en France [ 2021 ]

Parmi ses 80% :

  • 40% – Handicap auditif : sourds, malentendants, personnes muettes, appareillées, langue des signes parlée

  • 20% – Handicap moteur : atteinte partielle de la mobilité, troubles moteurs, personnes amputées

  • 16% – Handicap visuel : malvoyants, aveugles, problèmes visuels

  • 15% – Handicap maladie(s) invalidante(s) : maladies rares, maladies auto-immunes, maladies infectieuses, orphelines

  • 5% – Handicap psychique : troubles mentaux, affectif, émotionnel

  • 4% – Handicap cognitif : déficience intellectuelle

 Ailleurs et dans le monde  :

+ de 80 millions de personnes sont en situation de handicap en Europe,

+ d’ 1 milliard dans le monde entier.

Contraitrement à ce qu’on croit

Toutes les personnes touchées par un handicap moteur et/ou invisible NE SONT PAS forcément en fauteuil roulant

Handicap : définition & rappel

Le handicap est la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, menant à des difficultés psychologiques, intellectuelles, sociales ou physiques. Le handicap est d’abord pensé comme relatif à une déficience provoquant une incapacité — permanente ou non — puis il est redéfini relativement à une inégalité de moyens, en intégrant l’idée que « des interventions destinées à lever les obstacles environnementaux et sociaux sont nécessaires ».

Le terme de « handicap » a ainsi acquis en plus du médical une dimension sociale, et il renvoie aux difficultés de la personne dite « en situation de handicap » face à un environnement donné en matière d’accessibilité, d’expression, de compréhension ou d’appréhension. Le niveau de handicap, c’est-à-dire l’ampleur des limitations d’activité et de participation, est ainsi variable en fonction des contextes (sociétaux, humains, techniques, juridiques, etc.).

Le handicap affecte 80 millions de personnes en Europe et 650 millions dans le monde entier, voire un milliard de personnes selon le Rapport mondial sur le handicap de l’OMS et de la Banque mondiale en 2011. La prévalence du handicap dans 54 pays de l’étude de l’OMS est estimée à 15 % de la population mondiale, et dans 80 % des cas, il s’agirait de handicaps invisibles. Seulement 10 % des personnes en situation de handicap disposent d’outils pour les aider dans leur vie quotidienne.

Témoignage(s) au sujet du handicap invisible

Comprendre rapidement la problématique

Liens qui parlent des handicaps invisibles

https://www.la-croix.com/France/Exclusion/visibilite-handicaps-invisibles-2020-02-11-1201077636

https://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/4038626W/rendre-visible-le-handicap-invisible-dans-les-medias.html

http://rendrevisible.fr/

https://www.faire-face.fr/2020/06/25/les-handicaps-invisibles-a-la-une-du-magazine-faire-face-de-juillet-aout/

https://www.apf-francehandicap.org/handicap-invisible-35492#

 

Un logo pour les handicaps invisibles a été créé par une association de maladies rares :

Lien vers le site « F.A.V.A multi »

Un film a été réalisé en 2015 spécifiquement sur les handicaps invisibles.

Ce documentaire ambitionne de réaliser une prouesse puisqu’il cherche à montrer ce qui ne se voit pas, les handicaps invisibles. Prouesse nécessaire car 85 % des personnes en situation de handicap sont porteuses d’un handicap invisible. Prouesse utile sur le plan social car les mots qui manquent pour définir sa différence côtoient souvent les maux identitaires. Comment construire sa différence dans la non-différenciation ? La mise en « résonance/raisonnance » de témoignages de ces « handicapés » invisibles avec ceux de spécialistes permet de mieux saisir cette face cachée de la normalité et de mieux comprendre cette formule quelque peu galvaudée : les « handicapés » ne sont pas ceux que l’on croit…